Ato Sufian Ahmed : “Il faut rendre la BAD plus réactive dans la gestion des dossiers”

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Puisqu’il est parvenu en vingt ans à redresser l’économie de son pays, le grand argentier éthiopien estime pouvoir agir en faveur de la modernisation de la gestion de la Banque africaine de développement.

Dernièrement, Ato Sufian Ahmed ne s’est pas rendu à Paris. Il n’est donc pas venu dans les locaux de Jeune Afrique. Le ministre éthiopien des Finances et du Développement économique, candidat au poste de président de la Banque africaine de développement (BAD), a préféré concentrer sa campagne sur le continent, plutôt que d’emprunter le passage un peu obligé des grandes capitales occidentales. C’est depuis Addis-Abeba, son fief, qu’il espère convaincre.

À 51 ans, son bilan parle pour lui. Son CV pourrait presque se résumer en une ligne, mais celle-ci semble suffisante pour asseoir sa réputation dans les milieux financiers. Grand argentier de l’Éthiopie depuis vingt ans, il fait partie, dès les origines, de l’équipe de choc de l’ex-Premier ministre Meles Zenawi. Il se retrouve au coeur des grandes réformes économiques qui ont permis à ce pays de plus de 94 millions d’habitants, “associé jadis à la famine et à la pauvreté, d’être aujourd’hui l’une des économies les plus performantes du continent”, selon ses propres mots. Entre son arrivée aux Finances en 1995 et aujourd’hui, le PIB par habitant a été multiplié par quatre selon les statistiques du FMI.

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